consultingco

Hypnose

Ce blog a pour but de démystifier l'hypnothérapie et ses nombreuses applications non seulement dans son champ thérapeutique mais aussi dans le domaine du développement personnel.



L'hypnose pour coacher l'inconscient

J'ai trouvé cet article très intéressant à faire partager aux lecteurs de ce blog. IL est paru le dans le Nouvel Economiste. En espérant que cela aidera à faire changer les mentalités.

 

L’hypnose se développe en entreprise comme une méthode de coaching efficace. Pourtant, les clichés ont la peau dure et cette technique permettant, entre autres, de réduire le stress des dirigeants ou de les aider à prendre la décision juste, demeure critiquée. Une chose semble toutefois certaine, quelle que soit la forme d’hypnose choisie : l’importance du choix du praticien. Intégratif. Voilà le mot d’ordre qui préside à n’importe quel programme de coaching.

Perpétuellement en mouvement, le coaching se compose d’un assemblage de divers concepts et méthodes issus de différents champs conceptuels. Il ne s’agit pas d’un fourre-tout, mais d’une recette propre à chaque coach, intégrant la spiritualité, la psychothérapie, la psychologie, l’épistémologie… Les outils de coaching sont donc innombrables, et l’hypnose commence à y trouver sa place bien que de nombreux freins soient encore à lever. Pourtant, cette “science”, en apparence encore mystérieuse, est devenue ces dix dernières années une pratique utilisée dans les services de chirurgie bénéficiant de la reconnaissance officielle de “méthode thérapeutique”.

Une technique qui se développe
Psychanalyste et coach, Florence Lautrédou a fondé FHL Consultants, cabinet spécialisé dans le coaching, le team building et l’orientation de carrière. Elle estime qu’à l’heure actuelle, en entreprise, “il y a encore beaucoup de travail à fournir pour faire avancer la compréhension de l’hypnose. L’acceptation n’est pas encore là. Il est difficile de faire entrer l’hypnose dans le cadre statutaire de relations avec l’entreprise. Le coaching implique une composante rationnelle indexée sur la stratégie de l’entreprise. La confiance que requiert la pratique de l’hypnose n’est pas forcément acquise”. Pourtant, Olivier Lockert, hypnothérapeute, écrivain et enseignant, cofondateur de l’Institut français d’hypnose ericksonienne et fondateur de l’hypnose humaniste, estime qu’elle est un parfait remède pour gérer le stress des dirigeants en particulier et qu’elle trouve tout naturellement sa place dans l’univers du coaching. “L’hypnose fut la grand-mère de toutes les formes de psychothérapie, puisque ce terme fut repris par le professeur Hyppolite Bernheim en 1891 pour désigner le “soin par la suggestion hypnotique” (par opposition avec les soins allopathiques ou “magnétiques”, qui existaient à l’époque). Par la suite, toute forme de travail avec la parole prit le titre de “psychothérapie”, mais à l’origine c’était le nom que l’on donnait à l’hypnothérapie. Il paraît donc logique que l’ensemble très ancien et très complet des techniques d’hypnose soit aujourd’hui utilisé pour le coaching : utiliser nos ressources cachées, non plus pour guérir, mais pour aller de mieux en mieux (ce qui en soi est tout de même plus facile que guérir !).” Pour le père de l’hypnose humaniste, l’hypnose peut s’utiliser en complément ou comme démultiplicateur/facilitateur de n’importe quelle autre approche de coaching. Il est d’ailleurs de plus en plus sollicité pour ce type de demande. “Il semble y avoir une prise de conscience actuelle du monde de l’entreprise par rapport à l’aspect humain. A force de renforcer la “mécanique” de l’entreprise, on se rend compte que son maillon le plus faible pourrait être l’humain – et en l’occurrence la personne en charge des décisions importantes. Le capitaine du navire ! Il y a donc en ce moment une demande de plus en plus grande pour aider les dirigeants, DRH et responsables (managers et autres) à assumer leur fonction, d’un point de vue non plus technique mais émotionnel et humain. Le domaine sportif a été précurseur, avec le coaching… et l’entreprise se réveille !” Néanmoins, tempère Florence Lautrédou, “même si je me suis formée à cet outil, je l’utilise plus spécifiquement en thérapie. L’hypnose conduit à la relâche des défenses, c’est essentiel. Et c’est sans doute ce qui en fait un outil plus adapté à un niveau personnel que professionnel car les personnalités professionnelles sont très souvent des constructions”.

Vaincre les tabous
Le terme “hypnose” demeure donc tabou, surtout en entreprise, “où mieux vaut parler de coaching que de thérapie !”, considère Olivier Lockert. De fait, rares sont les personnes qui acceptent de témoigner nommément sur le sujet. Myriam Roure, coach psychothérapeute en thérapie brève, formatrice et superviseur en thérapie cognitive et comportementale et en coaching, estime que “les croyances sur la manipulation persistent. Il n’y a pas encore de vraie démarche d’entreprise. Le véritable obstacle à franchir, c’est passer de l’hypnose de spectacle au coaching. Faire bouger les croyances et les valeurs. Les entreprises y arrivent, mais très doucement, car les Français sont très cartésiens”. DRH dans une très importante firme de cosmétique, Géraldine refuse catégoriquement que son nom soit cité. “J’ai pratiqué l’hypnose avec un coach en entreprise mais ce sujet est très délicat à aborder. Il est difficile de s’avouer que l’on a besoin de ça pour grandir et être toujours plus performant. Mais le fait est que cela m’a énormément apporté, j’ai pris du recul, cessé d’aller travailler à reculons. Même s’il ne faut pas penser que cet outil est magique et systématique, il est incontestablement efficace.” Jean-Pierre Clément, entrepreneur spécialiste des problématiques du circuit CHR, est l’un des rares à aborder le sujet à visage découvert. “J’ai approché l’hypnose à l’époque où j’étais restaurateur. Cela m’a énormément apporté dans la gestion de la relation clientèle au quotidien. Mais également dans le relationnel avec le personnel. La communication a été améliorée à tous les échelons. On apprend à s’apprivoiser soi-même, à avoir du contrôle et à faire la part des choses. La maîtrise de l’auto-hypnose et l’hypnose m’ont également permis d’accéder à d’autres techniques, comme la PNL et la morphopsychologie.”

L’hypnothérapeute Arnaud de Staël, diplômé de Sciences-Po et ancien commissaire général de salons informatiques, observe avec amusement que les dirigeants qui font appel à ses services en entreprise lui suggèrent d’éviter le terme d’hypnose. “Par exemple, je peux être sollicité pour organiser un séminaire sur le stress, en ayant recours à des techniques d’hypnose, mais sans en parler officiellement. Ceci dit, le concept passe mieux auprès des dirigeants et des DRH qui y voient très nettement une façon d’apporter des solutions à tous les échelons de l’entreprise. Alors qu’au niveau salarial, entre encore en compte la peur d’être manipulé. Pour faire sauter les verrous, je pense que la solution est d’aborder le sujet en passant par la problématique initiale du patient, comme le stress ou la motivation.” Ce dernier, rejoint par la coach Myriam Roure, estime également que le terme de “PNL – programmation neuro-linguistique – passe mieux en entreprise et franchit lui plus aisément les barrages de l’inconscient collectif. Pourtant, la PNL est la fille de l’hypnose et apparaît comme le complément précieux de son approche globalement instinctive. C’est une grille consciente du fonctionnement de l’inconscient, enseignable au même titre que l’histoire-géo ! Plus pragmatique, cela convient davantage à l’esprit cartésien français”.

Parmi les fervents défenseurs de l’hypnose en entreprise, figure aussi Dany Dan Debeix, hypnothérapeute et docteur en psychologie clinique, formateur, conférencier et fondateur de l’Ecole centrale d’hypnose de Paris pour qui l’hypnose est sans conteste un levier de performance managériale. Avant tout, il faut la considérer comme un outil et non une médecine, au même titre qu’un laser ou qu’un marteau, au service de l’aide à la personne sous toutes ses composantes. “En entreprise, il s’agit de maintenir l’harmonie, de booster la créativité. Pour se maintenir en bonne santé, une entreprise doit veiller à la vitalité du personnel. Dans le monde du travail, c’est comme dans le monde du sport, à un niveau de compétition égal, ce qui fait gagner c’est le mental. L’hypnose aide à cela.” La France n’est pas encore convaincue, mais la Suisse, où Dany Dan Debeix dispose également d’une école, ou même le Maroc, sont plus avancés sur la question et de nombreux coaches sont formés à cet outil. Olivier Lockert l’a noté : “Il est vrai que les autres pays sont souvent plus “ouverts que la France : le CQPNL (Centre québécois de programmation neuro-linguistique), où j’interviens depuis 7 ans à Montréal, est en train de se tourner presque entièrement vers le monde de l’entreprise… Et l’hypnose fait ouvertement partie du cursus de formation”. Quant à Dany Dan Debeix, c’est l’APD (Association pour le progrès des dirigeants) au Maroc qui lui a demandé de tenir un séminaire sur la question. “L’hypnose est un outil de choix pour les décideurs. Il arrive à tout le monde, encore plus à un manager, d’hésiter pour prendre une décision. Avec l’auto-hypnose, on n’hésite plus. Vous faites confiance à votre inconscient qui, lui, à toutes les solutions contrairement au conscient qui pose des problèmes. Recourir à cette méthode permet au manager de se libérer du stress, de vaincre la timidité… L’hypnose se positionne plus dans un esprit thérapeutique, l’hypno-coaching se place dans une dynamique de construction et d’amélioration constante. Les coaches de référence font aujourd’hui de plus en plus appel à cette méthode appliquée toujours davantage aux outils de management. L’hypnose a sans conteste ses applications dans le monde de l’entreprise où elle peut être un outil efficace pour mobiliser le personnel, convaincre un client ou négocier avec un fournisseur.”

Les différentes formes d’hypnose
Au départ, se trouve l’hypnose “de nos grands-pères”, l’hypnose classique, techniquement simple et dirigiste : en résumé, celle que l’on voit dans les spectacles d’hypnose, à sensation certes, mais totalement inutile en entreprise et à l’origine des nombreux freins encore liés à cette pratique. Vient ensuite l’hypnose ericksonienne, du nom du psychiatre américain Milton Erickson, et qui se caractérise par une approche souple, indirecte (métaphores) et non dirigiste et a donné naissance à de nombreux courants de psychothérapie moderne (thérapie familiale, programmation neurolinguistique). Cette technique peut opérer de façon “invisible”, via une simple conversation, on parle alors de “communication ericksonienne” ou de “communication d’influence”. Il s’agit là de la forme d’hypnose habituellement utilisée en psychothérapie et dont on retrouve les outils en coaching. A un niveau professionnel, intervient plus particulièrement la nouvelle hypnose, terme inventé en 1979 par Daniel Araoz, sexothérapeute américain. Comme l’explique Olivier Lockert, il s’agit de “l’utilisation des techniques de l’hypnose ericksonienne dans un cadre encore plus ouvert, pouvant inclure le domaine sportif, le développement personnel, tout comme la pédagogie, les techniques commerciales et bien sûr le management à tous les étages. Il s’agit de la forme d’hypnose utilisée le plus souvent en coaching en entreprise, car plus “douce” que l’hypnose ericksonienne, plus moderne et ouverte aux attentes de notre génération”. De plus en plus pratiquée aujourd’hui, intervient désormais l’hypnose humaniste, mise au point par Olivier Lockert. Il s’agit de la forme d’hypnose la plus utilisée, que ce soit en thérapie ou en coaching, grâce à ses particularités. Dans ce type d’hypnose, le “dormez je le veux” est définitivement mort et enterré ! Elle est basée sur une structure technique inversée qui permet au contraire à la personne guidée de gagner en conscience et d’appliquer elle-même, en état d’hypnose, les changements nécessaires à sa situation. Concrètement, au lieu de “plonger” en transe, de s’endormir ou de perdre conscience, la personne “s’élève” en transe, s’éveille davantage, et “prend conscience”, au sens littéral. La différence en termes de résultats est fondamentale, car les changements obtenus le sont dans la durée, “pour la simple et bonne raison que les individus ont changé en conscience : ils savent désormais pourquoi ils allaient mal, et ils savent aussi comment ils ont fait pour changer, donc il n’y a plus de rechute. Dans les grandes lignes, pour les demandes de type commercial/management/communication, on opte pour la nouvelle hypnose. Et pour les demandes “humaines” : stress, position de soi par rapport au groupe, estime de soi, poids des responsabilités… on opte pour l’hypnose humaniste”, résume Olivier Lockert.

Quel coach choisir ?
Nombreux sont ceux qui hésitent à recourir à l’hypnose de peur de tomber sur un charlatan. Un risque accru par l’absence de “label officiel” permettant de choisir sans erreur le meilleur praticien. Un peu comme pour la quête d’un psy, il faut donc fonctionner par affinité. A ce jour, la loi sur les psychothérapeutes ne leur impose que de connaître la psychopathologie. Elle ne légifère pas sur les techniques de soin et la supervision est inexistante. “Pour ne pas se tromper, il faut considérer l’ancienneté”, conseille Dany Dan Debeix, ce que confirme Olivier Lockert pour qui “il paraît évident qu’il vaut mieux vérifier si la personne a une formation sérieuse. La plupart des instituts sont parisiens et sont aussi des sortes de mini-fédérations pour les praticiens, comme l’Institut français d’hypnose – plutôt pour le monde médical – ou l’Institut français d’hypnose ericksonienne – pour les médecins, les thérapeutes et les coaches. Ensuite, le coaching étant essentiellement une histoire de relations humaines, quels que soient les diplômes et l’expérience affichée, rien ne vaut une première rencontre”. Si le “courant passe”, on a trouvé son coach, sinon on prend rendez-vous avec le prochain sur la liste !

 

Par Carole Aïach Soussan

Source: http://www.lenouveleconomiste.fr/lesdossiers/hypnose-pour-coacher-linconscient-10819/

 
Hypnose et santé

Etes-vous fatigué de sentir continuellement la douleur et de lutter avec votre santé ? Dans l'affirmative, vous pourriez être un excellent candidat pour l'hypnose. La chose intéressante est que notre corps à une grande capactité d’auto-guérison, ce qui explique l'effet placébo. Par exemple, lorsque nous dormons, le corps commence à se régénérer et se guérir durant les stades de sommeil profonds.

C’est pourquoi lorsqu'une personne est insomniaque elle n’est pas capable d'atteindre le stade du sommeil profond ou paradoxal ; son corps est fatigué le jour suivant, ce qui se manifeste alors par  des maux de tête, des douleurs articulaires, de la dépression, de l’irritabilité et ainsi de suite. L'avantage de l'hypnose est d’être MULTICOUCHE en ce qu'elle peut aider à ce que vous dormiez mieux, permettant ainsi le corps au travail par le biais de problèmes de santé.

Une des clés et de s'efforcer d’atteindre une meilleure santé est d’être à l'écoute de son corps alors qu'il traverse ce processus de guérison. Avec l'hypnose, vous apprendrez comment écouter les suggestions alors que votre corps est dans un état de détente profonde, en créant un environnement optimal pour que le système immunitaire puisse travailler plus efficacement. Par le biais de suggestions positives et d’images de guérison, vous avez l'avantage de prendre une pause au milieu du stress causé par la maladie. Il en résultera que vous vous sentirez mieux, moins fatigué et constaterez votre état de santé s'améliorer.

Prenez par exemple la migraine, qui pour la plupart des gens, peut être débilitante. Malheureusement, des millions de personnes souffrent de migraines à un niveau ou à un autre. Plutôt que de pomper dans le corps complet des produits chimiques dans l'espoir d'obtenir réparation, vous pouvez utiliser l'hypnose. Avec cela, vous fermez les yeux et écouter des suggestions immédiatement à l'apparition d'une migraine. Au cours de ce type de séance hypnotique, vous atteignez un niveau puissant de relaxation, qui à son tour va réduire la pression sanguine. Puisque les migraines sont causées par des vaisseaux sanguins congestionnés, lorsque la pression artérielle est abaissée, le sang ne cherche plus à se précipiter à travers de petites vaisseaux. Mais bien plus encore l’hypnose est une approche entièrement naturelle, facile à utiliser et très efficace.

Un autre domaine où l’hypnose s'avère particulièrement efficace c’est le grincement de dents. Le terme médical pour le grincement de dents est aussi appelé bruxisme, quelque chose que font des enfants et des adultes. Dans la plupart des cas, le bruxisme n'a rien d’alarmant mais lorsqu’il se produit de façon régulière, il peut provoquer des dommages graves aux dents, ainsi que d'autres problèmes tels que les mâchoires douloureuses et des maux de tête. Le bruxisme est souvent le résultat d'une anxiété ou d’un stress, mais peut aussi être le résultat de dents manquantes, mal placées, dents ou d’une façon anormale de mordre. Le problème est que la plupart des gens grinceront des dents pendant leur sommeil. Par conséquent, l'hypnose peut rompre l'habitude de mettre les muscles masticateurs en tension permanente, arrêtant ainsi  ce schéma répétitif menant au bruxisme. Puisque l'hypnose travaille avec l'esprit subconscient, il peut servir à rééduquer le cerveau et lui enseigner à détendre les muscles. Avec cela, vous aurez moins de grincement des dents et éliminerez les autres problèmes lié à cela (tension de la nuque, des cervicales, céphalées, fatigue…)

 

 
Hypnose et asthme

L’homme est un tout que la médecine tend souvent à ignorer, par exemple en divisant d’une façon absolue le corps de l’esprit. Et pourtant il est difficile d’occulter ce dernier. Dans le traitement moderne de l’asthme on a totalement évacué ou presque l’aspect psychosomatique. Cette étude remet-elle les pendules à l’heure ?

 

Hypnose et pédiatrie : applications dans un centre de pneumologie. : Anbar RD. dans BMC Pediatr 2002 Dec 3 ;2(1):11

Cette étude rapporte l’expérience de la pratique de l’hypnose et de son intérêt pour des patients consultants un Centre de Pneumologie Pédiatrique sur une période de 30 mois.

- Méthodes : * L’hypnose a été proposée à 303 patients, du 1° mai 1998 au 31 octobre 2000. * Il était inclus les patients dont on pensait que les symptômes étaient dus à des problèmes psychologiques, à un mal être avec les traitements, ou à une peur des examens. * L’amélioration des symptômes après l’hypnose a été observée par un pneumologue pour beaucoup de patients ayant une toux chronique ou des manifestations de conversion. L’amélioration des autres symptômes a été jugée par les patients sur une évaluation subjective.

- Résultats : * L’hypnose a entraîné une amélioration chez 80% des patients avec un asthme persistant, des douleurs thoraciques, une toux chronique, une hyperventilation, un souffle court, des soupirs, un dysfonctionnement des cordes vocales. * Lorsque l’amélioration a été rapportée, dans quelques cas, les symptômes ont disparu immédiatement après la première séance d’hypnose. Pour les autres, l’amélioration s’est faite à la fin des séances après plusieurs semaines. * Aucun malade n’a eu d’aggravation, et aucun nouveau symptôme n’est apparu.

- Conclusions : Les patients inclus dans cette étude avaient peu de chance de présenter une amélioration spontanée de leur symptomatologie en dehors de l’hypnose. Ainsi, il semble que cette technique puisse être complémentaire des autres traitements dans la prise en charge des patients dans une unité de pratique pédiatrique.

Dans cette étude, les auteurs démontrent l’intérêt de l’hypnose qui améliore 80% des patients souffrant d’un asthme persistant, de douleurs thoraciques, d’une toux chronique, d’une hyperventilation, d’un souffle court, de soupirs, d’un dysfonctionnement des cordes vocales. Il n ’ y a eu aucun effet indésirable.

L’hypnose a fait depuis quelques années l’objet de publications, montrant son intérêt dans la prise en charge de patients, en particulier dans la pratique allergologique. Il est vrai que dans ces affections et surtout dans l’asthme, il existe une dimension psychique importante, dont il est d’ailleurs difficile de dire si elle est la cause ou la conséquence de l’affection sous-jacente.

Toujours est-il que le plus souvent les traitements classiques médicamenteux n’améliorent pas la situation.

La psychothérapie n’est pas toujours facile a proposer et prend beaucoup de temps.

L’hypnose semble être une technique adaptée à la fois rapide et efficace. Elle est très « opérateur dépendante », et nécessite la coopération du sujet. C’est sans doute pour cette raison qu’elle est proposée en pédiatrie où l’accord de l’enfant est plus simple à obtenir.

Reste à savoir s’il s’agit vraiment d’un traitement de fond ou simplement d’un traitement symptomatique à visée psychique ?

Dans cette étude il n’y a pas de placebo ou de groupe contrôle, il n’y a pas non plus de renseignements sur la durée de l’effet bénéfique.

Enfin, si quelques séances ont apporté une amélioration immédiate, pour beaucoup de patients il a fallu plusieurs semaines : l’amélioration obtenue est elle vraiment secondaire aux séances d’hypnose ? ou aux entretiens successifs ? et/ou à l’évolution naturelle de ces symptômes ?

Malgré ces réserves, cette voie thérapeutique mérite d’être approfondie, ne serait ce que pour sa tentative louable de réunir psychisme et corps pour le plus grand bien de l’être humain qui n’est qu’un ! !

 

Dr Stéphane Guez

référence :

http://www.allergique.org/article659.html

 
<< Début < Précédent 1 2 3 4 5 6 7 8 Suivant > Fin >>
Page 4 sur 8