consultingco

Dysmorphophobie

Qu’est ce la dysmorphophobie ?


Voici la définition de Wikipédia :
« Pour les psychiatres rédacteurs des (Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux ) successifs, c'est un trouble psychologique caractérisé par une préoccupation ou une obsession excessive concernant un défaut dans l'apparence, fût-ce une imperfection légère réelle (problème de poids, grand nez, peau marbrée, rides, acné, cicatrices), voire délirante. Pour les psychanalystes, ces manifestations constituent une forme d'invasion par le réel traumatique (une forme de jouissance)1.
Pour K. Phillips, qui s'est spécialisée dans l'étude et le traitement de cette maladie, c'est une maladie à part entière, fréquente, de l'ordre de 1 % de la population, méconnue, et très douloureuse dans les cas sévères. Elle a présenté ses études et ses traitements dans un ouvrage, « Broken mirror », en langue anglaise. Le psychiatre français, Pr J.Tignol, valide et divulgue ses travaux dans un ouvrage intitulé « Les défauts physiques imaginaires » et dans une publication en 2012, avec ses collègues »

 

Femme se trouvant grosse souffrant de dysmomorphophobie cherche psy metz

Causes de dysmorphophobie

La dysmorphophobie était autrefois considérée juste comme une phobie - la crainte qu’une partie de son propre corps soit répulsive ou devienne répulsive. Mais elle plonge ses racines dans l’anxiété.
La dysmorphophobie peut avoir de nombreuses causes diverses et variées. Fréquemment, ce trouble commence pendant l’adolescence, lorsque la critique de son propre corps par soi-même et / ou par d’autres devient plus fréquente. Les causes et les facteurs contributifs à la dysmorphophobie sont répertoriés ci-dessous :
•    Troubles préexistants : les troubles alimentaires peuvent éventuellement conduire à la dysmorphophobie, et les troubles obsessionnels compulsifs (TOC) constituent parfois un facteur contributif. Les personnes atteintes de ces troubles ont tendance à rechercher la perfection d’une manière obsessionnelle, constamment en train de percevoir les imperfections et, ainsi se sentant toujours obligés d’effectuer des changements. Finalement, leurs obsessions et leurs compulsions ne peuvent que les conduire à une perception irréaliste de certaines de leurs caractéristiques physiques personnelles.
•    Traits de personnalité : des traits de personnalité tels que le perfectionnisme, la timidité,  une sensibilité élevée aux critiques ou bien le neuroticisme (une tendance persistante à l'expérience des émotions négatives) peuvent également conduire les personnes à développer une dysmorphophobie. Cette typologie de personnes a tendance à consacrer beaucoup trop de temps à l’étude de ses imperfections qu’elles seules perçoivent, au point que cela leur devient impossible de penser à autre chose, ou de ne pas imaginer que les autres font des allusions ou se moquent d’elles.
•    Attributs physiques : les traits physiques qui font se démarquer une personne au milieu d’une foule, que ce soit des taches de rousseur, des cheveux roux, une acné sévère, un grain de beauté, une cicatrice ou d’autres difformités assez communes, mais pas universelles, peuvent déclencher ce problème chez des sujets sensibles .
•    Moqueries/intimidations : moins un adolescent possède de ressources et de tactiques pour faire face à l’intimidation, plus sa conviction qu’il est en quelque sorte imparfait se renforce.
•    Définitions de médias de beauté/attractivité : à une époque où tant de vies sont influencées quotidiennement par les médias, ces derniers peuvent être tenus pour responsables en partie du développement de la dysmomorphobie chez certaines personnes. Les médias sont connus pour leurs représentations généralement irréalistes de la beauté et de l’attractivité, encourageant leur public à atteindre l’inaccessible en devenant des consommateurs de maquillage, de vêtements, de régimes à la mode et ainsi de suite. Certains sujets prennent ce message à cœur, l’intériorisent et s’approprient les croyances suggérées par les médias comme par exemple que la graisse corporelle est inesthétique, ou bien que les rides ou la cellulite ne doivent jamais apparaître.
Il peut être extrêmement difficile de surmonter les perceptions de soi-même que nous  développons  au cours de l’adolescence, l’étape de notre vie au cours de laquelle notre future identité se forge. L’adolescence est une phase dans la vie pendant laquelle les capacités critiques du cerveau sont sous-développées, ce qui signifie souvent qu’une personne ne va pas déceler l’irrationalité de ses croyances négatives, elle va donc les intérioriser comme si elles étaient vraies,  les faisant ainsi persister jusqu'à l’âge adulte.

Quels sont les symptômes de la dysmomorphobie ?


Une perception irréaliste de soi-même et de ses comportements compensatoires compulsifs
Des obsessions accompagnées d’une modification du corps
Un embarras intense et de la honte
Un retrait social
Une incapacité à maintenir des relations
Une faible estime de soi
Symptômes de trouble anxieux
Symptômes de troubles dépressifs

Les comportements compulsifs souvent associés à la dysmomorphobie peuvent comprendre:

Une vérification constante de son image, ou un évitement des surfaces réfléchissantes et un refus de regarder des photographies
Une comparaison de son image à celle des autres
Un besoin de réassurance obsessionnelle sur l'image de soi
Des vêtements portés pour se déguiser ou pour cacher un défaut perçu
Une hostilité envers les autres
Des modifications corporelles et une insatisfaction persistante

Si de nombreuses personnes se sentent un peu honteuses de leur image et ressentent une insatisfaction à propos de leur corps à un moment donné de leur vie, les sujets victimes de dysmomorphobie  le ressentent eux constamment et tentent de modifier leur comportement de manière significative pour compenser leurs croyances négatives. Heureusement, il existe des mesures préventives et des traitements qui peuvent les aider à retrouver une certaine satisfaction vis-à-vis de leur corps.

Comment traiter la dysmomorphobie ?


Il existe plusieurs approches pour traiter la dysmomorphobie. La plus répandue consiste à accepter de  parler du problème et d’en trouver les causes.
La voie la plus rapide est biensûr de travailler sur les croyances négatives que l’on ressent vis-à-vis de soi-même mais surtout sur tous les comportements qui aggravent et nourrissent ces croyances négatives.
Voici certains de ces comportements :
-    Se comparer aux autres
-    Regarder des magazines féminins
-    Se regarder sans cesse
-    Oublier ses vrais besoins et ses vrais plaisirs
-    Prendre toutes les remarques au sérieux
-    Vouloir fuir son anxiété en contrôlant son image
-    Prendre ce qu’on voit pour argent comptant
Certains comportements ayant pour but de contrôler l’image de soi sont de type obsessionnel et ressemblent à un TOC. Une grande partie du travail de la Thérapie Brève Systémique et Stratégique consiste à mettre en place de nouveaux comportements par le biais d’exercices et d’expériences permettant de corriger leur perception du corps et des émotions.
La Thérapie Brève est un travail basé sur l’écoute active, une compréhension des interactions entre soi et soi-même, entre soi et les autres, soi et le monde. Un travail qui englobe la vision du monde de la personne, ses croyances, ses émotions et ses comportements.
L’idée principale est la suivante : ce ne sont pas seulement la connaissance et la compréhension du problème qui mènent au changement, mais ce sont surtout les nouvelles expériences c'est-à-dire les comportements mis en place qui amènent à un changement plus profond.
Par exemple plus je recherche mes imperfections pour les corriger, plus j’en découvre d’autres et ainsi de suite. Par conséquent mon anxiété grandit et de même la croyance que je suis imparfait(e) s’accroit. Ce qui m’amène dans un cercle vicieux, car pour abaisser le l’anxiété je me vois obligé(e) de corriger mon image. Tout ce que je vais entreprendre pour réduire mon anxiété ne fera que la renforcer à moyen terme résultant à un effondrement de l’estime de soi.
La thérapie brève à pour objectif de détecter et à amener la personne à interrompre ces cercles vicieux, ce qui amènent à la possibilité de pouvoir installé de nouvelles croyances plus positives sur soi. Car la confiance est plus grande quand on a des outils qui fonctionnent.

Pour prendre rendez-vous avec Sébastien Scheidt, Hypnothérapeute et Thérapeute Systémique et Stratégique à Metz appelez le 06 50 77 91 19